Corfou

Corfou, l'une des îles grecques les plus luxuriantes, et, aux dires de certains, des plus envoûtantes, se trouve à quelques encablures seulement de la côte albanaise. La superbe beauté sauvage de l’île prend toute sa dimension dans le petit village de Paleocastritsa, où la légende situe le naufrage d'Ulysse et son sauvetage par Nausicaa. L'extravagant palais Achillion, édifié pour l'impératrice Élisabeth d'Autriche et devenu par la suite propriété de l’empereur Guillaume II, fait également partie des visites incontournables. Les Britanniques ont fait de Corfou une base stratégique au cours des guerres napoléoniennes. Témoin de leur présence sur l’île, la charmante villa "Mon Repos" construite en 1824, a vu naître le Prince d’Édimbourg.
 
De la forme d’une faux, l’île de Corfou est considérée comme l’un des secrets les mieux gardés de la Méditerranée. L’arrière pays est couvert de cyprès et d’oliviers, tandis que la ville principale regorge d’élégants bâtiments à l’architecture vénitienne. Stratégiquement importante au regard de sa localisation, l’île a conservé son caractère en dépit des nombreuses invasions qu’elle a subi. Aujourd’hui, la culture de Corfou reflète aussi bien son passé turbulent que ses origines. Partez à la découverte du Palais d’Achille construit en 1891 par l’Impératrice Elisabeth d’Autriche (« Sissi »), embarquez dans un 4x4 pour découvrir le village de Kerkyra, ou relaxez-vous tout simplement sur la plage accueillante de Dassia, l’une des plus populaires de l’île.
Le premier touriste qui arriva dans cette région et qui en fit l’un des lieux les plus célèbres de l’histoire antique et moderne fut le célèbre Homère en personne : le légendaire poète aveugle de l’Illiade et de l'Odyssée aurait en effet composé ici, au milieu des baies de cette île ionienne, certains passages fondamentaux de ses poèmes en en faisant le cadre de chapitres de la littérature mythologique qui sont devenus immortels.

C'est tout au moins ce que prétendent les habitants de Corfou (dont le nom originaire en grec est Korkyra, ce qui signifie "les seins") lesquels soulignent à quel point la bénédiction de Zeus, dont on dit qu'il a voulu personnellement protéger cette ville et cette plage, a fait de nombreux autres adeptes de marque si l’on pense que même William Shakespeare décida, inspiré par Homère et par les récits d’un voyageur grec qui l'influença au cours de ses recherches, d’y situer le cadre d'une de ses œuvres.
Son nom poétique dérive des deux éminences jumelles fortifiées, sur lesquelles les habitants se réfugiaient au cours des incursions et qui ressemblaient justement à des seins de femmes.
Avec sa végétation splendide typiquement méditerranéenne mais très serrée qui apparaît presque aussi luxuriante que celle des Caraïbes, Corfou peut se vanter de posséder des cultures de tout premier plan : la qualité du raisin et des olives donne un vin et de l’huile de toute première qualité.
C'est un authentique paradis, même si, en vérité, son histoire est tout autre que paradisiaque : Corfou connut ainsi de nombreuses invasions parfois violentes.
Sous le prétexte de la « protéger », les Vénitiens et les Byzantins se la disputèrent pendant des siècles jusqu’à l’arrivée des Français et des Anglais, ce qui donna lieu à des épisodes dramatiques et violents à l’égard des minorités perpétuellement persécutées par les "nouveaux patrons" de l’île.
L'influence la plus marquante fut cependant certainement celle des Vénitiens qui ont réussi à apporter dans l’île des us et coutumes qui ont survécus encore aujourd'hui même lorsque, après la seconde moitié du XIXe siècle, l’île fut finalement annexée à la Grèce.
Ce qu’il y a peut-être de plus extraordinaire dans cette ville, c’est le fait que le moyen âge a continué a marqué de son empreinte l’allure architecturale des ruelles et des arches, des étroites rues pavées de pierre et des montées abruptes.
Les murailles de la Vieille Forteresse (qui abrite aujourd'hui l'école militaire) et de la Forteresse Nouvelle qui dominent le port se détachent dans le ciel et portent de nombreux styles architecturaux, fort différents entre eux.
Les églises byzantines entrecoupent des constructions à caractère social et où l'on voit très clairement la marque anglaise ou française.
L’esplanade est considérée comme étant, encore aujourd'hui, la plus grande et la plus belle place de toute la Grèce et représente l’élément de séparation entre la citadelle de la Vieille Forteresse et la vieille ville.
Les Vénitiens l’utilisaient pour leurs parades militaires : aujourd'hui, c'est surtout un très florissant marché le jour et une source inépuisable de divertissement et de rencontres durant la nuit. Il faut admirer également l'église de Aghios Spryridonos, le saint patron de l’île dont le corps momifié est encore aujourd'hui conservé dans un reliquaire d’argent de la Renaissance qui est souvent amené en procession à travers la ville.

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